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Archives la Rédaction
Au secours, je veux travailler dans les médias!
Oyez oyez, braves étudiants-lecteurs. Oui, toi, l’étudiant en communication un peu perdu qui change d’avis toutes les semaines quant à son projet professionnel – publicité ? luxe ? médias ? tout laisser tomber et partir élever des lamas en Patagonie ? mais que vais-je faire de ma vie ? L’AssoCom pense à toi et tente de t’aiguiller dans ta quête désespérée du métier le plus cool/bien payé/fun/stimulant. Jeudi soir, elle organisait une rencontre autour des métiers des médias : quatre anciens de l’Ecole sont venus présenter aux étudiants leur parcours, leurs domaines, leur métiers. Pour vous qui finissiez à 21h15 ou aviez rendez-vous avec votre grand-mère et n’avez pas pu profiter de ces tips and tricks pour réussir dans les médias, LA RÉDAC’ est passée faire un tour.
Nom : Clémentine Gayet
Poste : Responsable marketing et communication chez i>TELE, chaîne d’information en continu sur la TNT gratuite (groupe CANAL +.)
Parcours : Clémentine est entrée dans le monde des médias avec un premier stage chez Studio Canal, dans la vente de droits : « c’était très business, très commercial, il fallait vendre les films distribués par studiocanal sur les territoires hors France, j’avais envie d’être plus proche des contenus ». Pour son prochain stage, les RH du groupe CANAL+ lui proposent un stage au service communication d’i>TELE. Deux ans plus tard, après un poste de chargée de communication, elle devient responsable marketing et communication de la chaine i>TELE.
L’entreprise : Canal+ est un grand groupe médias dans lequel on trouve trois « piliers » avec des métiers très variés. Le pole DISTRIBUTION, CANAL+ s’est bâti sur le modèle de la télévision payante et en tire une culture marketing très importante – pour résumer : il faut convaincre les clients de s’abonner (métiers de la pub, de la vente, etc…)! Le pole EDITION qui « édite » les chaines, assure leur communication, (rédactions, études, programmation, auto-promotion, antenne) et le pole TECHNIQUE, avec des métiers qui « produisent » techniquement de la télé (cadreurs, ingé son, etc.. ). Le groupe Canal+, dont le cœur de métier à longtemps été de produire et de vendre des chaines payantes, opère aujourd’hui un mouvement stratégique vers le gratuit notamment avec le rachat de Direct8 et de Direct star, deux chaines gratuites, qui viennent s’ajouter dans le groupe à i>TELE, dans le nouvellement créé « pôle gratuit ».
Son métier : En charge du marketing et de la communication, Clémentine n’arrête jamais et son métier en cache plusieurs : de la communication, des RP, du community management, du marketing opérationnel, du marketing antenne.. Ce qu’elle préfère, c’est le marketing, qui plus que la communication en général permet d’être impliquée dans la réflexion sur le « produit », (même si dans les médias, on travaille sur des « produits » très particuliers car évolutifs et protéiformes) « Contrairement à une grande structure où je devrais me spécialiser sur un métier, I>TELE me permet d’être impliquée de manière opérationnelle sur de nombreux chantiers». Chez I>TELE, presque tout est produit en interne, ce qui permet à Clémentine de connaitre de A à Z la chaîne de production de contenu. Elle est en contact direct avec tous les métiers des médias – de la rédaction à la direction des ressources humaines en passant par la technique. Cela demande une vraie polyvalence, raison pour laquelle le profil Sciences Po est très apprécié !
Un conseil ? Le groupe Canal+ recherche toujours des stagiaires… soyez audacieux, curieux, passionné et n’hésitez pas à postuler ici!
Nom : Héloïse Loichemol
Poste : stagiaire au pôle marketing des ventes internationales chez Wild Bunch, société européenne de production et distribution de films.
Parcours : un premier stage dans le milieu du cinéma sur un tournage, décroché grâce à une connaissance, suivi d’autres dans divers métiers du milieu, et une arrivée chez Wild Bunch pour son stage de S4.
L’entreprise : Wild Bunch Distribution distribue en France et à l’international un catalogue de film très divers – du film d’arts et essai roumain (4 mois, 3 semaines et 2 jours) au futur blockbuster comme le prochain Astérix. Héloïse apprécie particulièrement cet éclectisme. Quand Wild Bunch décide de prendre un film en main, ses vendeurs parcourent les marchés et festivals pour rencontrer les exploitants, de potentiels acheteurs – Le festival de Berlin, qui se tient en ce moment même, est un moment crucial car il s’agit également un marché.
Son métier : Héloïse travaille au pôle marketing des ventes internationales. Sa tâche est triple : elle s’occupe du suivi de la sortie des films (budget, box office, etc.), coordonne les sorties marketing des films et s’occupe enfin de créer les outils de vente des films (collaboration à la réalisation des catalogues et des promos, ces maxi-bandes annonces permettant de présenter un film non terminé aux acheteurs).
Un conseil ? S’il est difficile d’entrer dans le milieu – avoir déjà un premier contact facilite les choses – il est possible d’y arriver avec un peu d’obstination. Une fois le premier stage effectué, on se fait très rapidement un carnet d’adresse nous permettant d’évoluer. Elle conseille enfin de ne pas hésiter à tâtonner, comme elle l’a fait elle-même, entre les différents métiers du cinéma, car la réalité n’est pas toujours ce que l’on imagine.
Nom : Robin Mourier
Poste : Chargé de création et développement dans la filiale française d’ITV Studios
Parcours : Depuis le collège, Robin en était sûr : plus tard, il serait publicitaire. Après une école de publicité, plusieurs stages dans le milieu et un master à Sciences Po, il se retrouve au planning stratégique d’une grande agence en césure… et déteste ça. Son second stage de césure, à la télévision, est une révélation pour lui, et il décide de continuer dans cette voie.
L’entreprise : ITV Studios est la filiale production du grand groupe médias anglais ITV.
Son métier : Robin est chargé d’adapter pour la France des concepts d’émissions repérés à l’étranger, et parfois – même si beaucoup plus rarement – d’en inventer de toutes pièces. Jeux, talks-shows, téléréalité : il s’agit tout d’abord de répondre aux besoins des chaînes de télévision, qui sont ses interlocuteurs au quotidien. Pour cela, Robin doit en permanence suivre les audiences, effectuer des veilles pour savoir ce qui se passe à l’étranger, lire des newsletters spécialisées… Une fois le concept trouvé et adapté, il va voir les diffuseurs pour leur vendre ou en discuter. Robin n'est pas impliqué dans la réalisation, son rôle étant de réfléchir en amont.
Un conseil ? « Pour faire mon métier, il faut profondément aimer la télévision. Je n’ai aucun complexe à affirmer que j’adore la téléréalité et les émissions de divertissement ! » Et de nous préciser que les boîtes de production recherchent en permanence des stagiaires…
Nom : Paul Paulsen.
Poste : Fondateur de la société de production audiovisuelle Ninth Pole Media.
Parcours : Paul a toujours voulu être réalisateur. Il crée la websérie Décide Toi Clément lors de sa deuxième année à Sciences Po, monte son entreprise en M1 en passant par l’incubateur de Sciences Po, et décroche une subvention du CNC en fin de M1. Qui a dit précoce et passionné ? Pour plus de détails, c’est par ici.
L’entreprise : Ninth Pole Media est une toute jeune startup qui commence à se développer, et a notamment décroché un contrat pour réaliser une campagne contre l’alcool.
Un conseil ? « Dans l’audiovisuel, il n’y a pas de parcours type ni de chemin prédéfini. Une seule règle : foncer ! ». Paul insiste sur l’importance de « mettre les mains dans le cambouis », ce qu’il a fait en montant sa société. « Pour monter sa propre boîte, il faut être un peu inconscient, mais cela permet de toucher à tout et d’apprendre beaucoup. Le travail au sein d’une petite entreprise est très formateur en ce sens. » Enfin, il explique que la créativité peut se développer dans n’importe quel métier, et qu’elle ne doit pas être un idéal poursuivi en soi, ce qui est trop souvent le cas des étudiants du master.
Sur ces sages paroles, LA RÉDAC’ vous laisse à vos interrogations existentielles sur le sens de votre vie et espère que son petit compte-rendu aura pu vous aider d’une quelconque manière. Ne vous inquiétez pas, LA RÉDAC’ est elle aussi un peu perdue, et espère que cette rencontre métiers sera la première d’une longue série.




