« The Lord will fight for us »: les usages de la rhétorique religieuse dans la crise anglophone au Cameroun

Auteur(s): 

Nadine Machikou, professeure des universités – Faculté des sciences juridiques et politiques, université de Yaoundé 2

Date de publication: 
Août 2018
Illustration

Au Cameroun, le détour par le religieux joue un rôle vital dans la structuration de la crise qui agite le pays, fondée sur la dénonciation de la marginalisation de la minorité anglophone, et les demandes sécessionnistes des régions du Nord-ouest et du Sud-ouest portées au nom de l’Ambazonie depuis 2016. L’Ambazonie est le nom de la région revendiquée par les indépendantistes, en référence à la baie d’Ambas traversant la partie anglophone du Cameroun. D’une superficie de 43 700 km2, l’Ambazonie est généralement préférée à la terminologie Southern Cameroons qui désigne le bloc formé des régions anglophones. Les appellations « ambazonien » ou « Amba Boys » désignent les partisans, voire les combattants, favorables à l’indépendance de l’Ambazonie.

L’importance du religieux ne tient pas simplement au fait que la revendication sécessionniste nait dans des territoires où les biens de salut se vendent bien. Les invocations faites à Dieu, aux dieux et aux esprits, ainsi que le recours aux pratiques de combats spirituels, sont nombreux et ont contribué à fabriquer le récit sécessionniste. Les appels à prier et à observer des rituels religieux dans la protestation se sont multipliés autour de thèmes majeurs tels que la paix, la justice, le salut, la délivrance, le combat, la victoire, la trahison, etc. Comment se met en place ce dispositif de formes symboliques ? La présente contribution suggère que le religieux est le plus petit commun diviseur dans la crise anglophone1.

Détour par le divin et légitimation de la cause anglophone

Dans la crise anglophone, l’invocation du symbolique permet de construire l’unification du peuple ambazonien, également appelé « Southern Cameroons » [Camerounais du sud] sous le regard d’une autorité de l’Au-delà (Dieu), tout en instaurant un rejet de l’histoire marquée par la marginalisation des Camerounais anglophones. Cette dynamique s’appuie sur la récusation du récit historique majoritaire articulé autour de deux dates centrales : 1961 et 1972, respectivement année d’adjonction des parties anglophone et francophone dans le cadre d’une fédération, puis année d’instauration d’un Etat camerounais unitaire. Sur fond de nationalisme primordialiste, la dénonciation de la réunification de 1972 signant la disparition du Southern Cameroons, et de ce qui est vécu comme leur marginalisation au sein de la Fédération, devient l’ingrédient principal du combat politique des anglophones.

Dans le cadre de cette lutte, 2017 était annoncée comme l’année prophétique d’assouvissement des volontés d’autodétermination. Aussi a-t-on pu lire, en mai 2017, sur le profil Facebook de Wilfried Tassang, président du syndicat des enseignants anglophones camerounais et leader de la contestation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qui se présente comme chrétien pratiquant : « le diacre [W. Tassang] proclame 21 jours de prière et de jeûne sous le thème : “Engager les salles d'audience du ciel”2». W. Tassang appelle ensuite tous les séparatistes à s’humilier devant Dieu par des Actions de grâces. Tout au long d’un programme religieusement relayé par un autre site3, le diacre envoie des messages quotidiens d’édification. Il prophétise pour 2017 la libération du Southern Cameroons, parce qu’« il y a un temps pour toute chose […] un temps pour vivre sous l’esclavage et un temps pour être libéré4». Affirmant que depuis 2013, « Dieu a parlé de ses plans glorieux pour détruire les œuvres de Satan au Cameroun en 2017 », il invite « les enfants de Dieu » à entrer dans l’allégresse en avançant des signes reçus de la main « de serviteurs de Dieu » depuis 2014. W. Tassang poursuit : « Ce dimanche, j’ai assisté au service (…) et quel est le message de l’année pour cette église en 2017 ? ‘‘Mon année de délivrance totale’’. Mon pasteur et homme de Dieu oint a déclaré l’année 2017 comme ‘‘année de délivrance complète’’». Ce contexte étant introduit, le leader déclare aux « chers enfants de Dieu » que « le Seigneur lui-même va corriger les erreurs du passé. Il va corriger 1961 en 2017 et il va également corriger 1972 en 2017 ». Ces discours illustrent la popularisation de l’ancrage religieux du discours nationaliste ambazonien, d’autant que ces prêches sont largement repris comme l’illustrent les propos recueillis auprès d’anglophones à Bamenda, Yaoundé et Douala.

La foi est donc un puissant support de construction du récit victimaire procurant un registre politique qui va bien au-delà des croyances strictement religieuses. La foi devient un enjeu d’appartenance politique et un marqueur stable de résistance où la figure de l’adversaire cristallisée autour de la personne de Paul Biya, le Président camerounais, est assimilée à celle de Satan, de l’« oppresseur diabolique » qui « ne vient que pour voler, tuer et détruire » selon la formule biblique utilisée par des enquêtés5. Toutefois, s’il faut regarder vers les cieux pour fonder la légitimité de la revendication, il faut s’en remettre aux acteurs d’ici-bas pour comprendre les modalités de cette alliance entre religion et politique.

‘‘Dieu de paix’’ versus ‘‘Dieu de justice’’ : un révélateur de la fragile alliance entre l’autel et le trône

Le détour par le divin structure les controverses entre unionistes et sécessionnistes. Celles-ci se lisent dans les invocations symboliques du « Dieu de paix » versus le « Dieu de justice », et révèlent des rapports complexes entre le religieux et le politique. La rencontre des deux s’est construite en défiance d’une disposition constitutionnelle affirmant la laïcité républicaine. Le religieux est donc devenu une ressource politique selon un triple mouvement : en se positionnant face au politique, en étant mobilisé par le personnel politique, ou encore, en collaborant avec les autorités publiques afin de mettre en œuvre des politiques publiques.

Face aux crises sécuritaires, l’investissement du clergé est d’abord une invite à prier pour la paix, empreinte d’une injonction à peine voilée à la loyauté envers les autorités. A la mosquée centrale de Yaoundé, l’imam Issa appelle ainsi à la prière car « la paix est attaquée. Chacun d'entre nous doit appliquer le commandement du Dieu tout-puissant pour vivre en paix, en harmonie avec les autres6». En écho, le 22 novembre 2017, la 8e édition de la Matinée nationale de prière pour le Cameroun [fn]Importé des Etats-Unis où il existe depuis 67 ans, ces rencontres ont été mises en place en 2009 par le Révérend Libom Li Likeng de l’Eglise presbytérienne du Cameroun. Elles rassemblent le clergé chrétien ainsi que des élites politico-administratives et économiques. a spécialement porté sur « la préservation de la paix au Cameroun ». Outre les membres du clergé, l’élite politico-administrative a aussi été invitée à supplier Dieu. Dans la prière d’ouverture, le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Béa, exprime sa reconnaissance envers Dieu qui, « malgré les apparences, aime le Cameroun et ses habitants par ce temps de réelles incertitudes, de peur et d’angoisse7». S’inspirant de textes liturgiques, l’archevêque métropolitain de Yaoundé, Monseigneur Mbarga, invite l’élite, tant au Cameroun qu’en diaspora, à influencer positivement le destin de leur communauté8. Un mois plus tard, d’autres religieux appellent à une croisade intitulée « Quarante jours d’intercession pour le Cameroun », qui s’est achevée par une grande nuit de prière au siège de l’organisation évangélique Campus pour Christ9. La crise a également ravivé les déclarations de foi des autorités publiques. L’illustration en est le culte œcuménique qui s’est tenu, le 7 juin 2018, à l’église presbytérienne de Mbengwi, ville située dans le Nord-ouest du pays : un sous-préfet et un général d’armée, tous deux en tenues officielles ont, à la suite des officiants, occupé l’autel pour prêcher l’évangile de la paix en entonnant des cantiques à la gloire de Dieu. Ici et là, des séances de prière œcuménique se multiplient sous le regard bienveillant de l’Etat.

Face à eux, religieux et leaders anglophones invoquent le « Dieu de justice », notamment quelques semaines après la répression de la proclamation unilatérale d’indépendance de l’Ambazonie le 1er octobre 201710. Alors que les prières pour la paix se multiplient, le 24 décembre, Mark Bareta, l’un des leaders sécessionnistes radicaux, invite à les rejeter au profit d’intercessions pour la justice : « quand il y a la justice, il y a la paix. Une société juste est naturellement une société paisible. La paix est un reflet de la justice, la paix ne vient pas sur la base de rien du tout. Quelque chose doit se passer pour que la paix ait lieu, sinon il y aura la guerre et les tourments11».

Les responsables religieux anglophones en appellent également au Dieu de justice afin de mettre un terme à la marginalisation des anglophones. Ils qualifient ainsi durement la répression qui s’abat sur les sécessionnistes, la qualifiant d’« usage irresponsable d’armes à feu contre les civils désarmés », de « génocide », ou encore d’« épuration ethnique12». Ceci n’est qu’un épisode dans les rapports tendus que ces leaders entretiennent avec l’Etat et qu’illustre, par exemple, la mise en examen, le 21 avril 2017, de six prélats anglophones. Sommés de comparaitre devant le Tribunal de première instance de Bamenda pour leur supposé laxisme face à la grève des enseignants de leurs établissements, par un groupe de parents d’élèves, ils se sont vu réclamer 150 milliards de francs CFA de réparation [229 millions d’euros]. Malgré leur relaxe, Richard Nde, avocat des prélats, a vu dans ces poursuites la main harceleuse du gouvernement : « le procès pour moi est un peu politique parce qu’au fond on n’a rien dans nos dossiers. Il n’y a rien de concret. Il n’y a que l’intérêt de l’argent et l’aspect politique13».

Cette confrontation est révélatrice de profonds dilemmes au sein du clergé. En avril 2018, ils réapparaissent d’ailleurs lors de la 43e Assemblée plénière des évêques dont le communiqué final parvient à peine à gommer les fractures internes à l’épiscopat entre « opposants » et « favorables au pouvoir14». Le clergé catholique finit par trouver une voie médiane en déclarant : « les évêques ont donné un message au peuple de Dieu l’invitant à prier pour la justice, la réconciliation, la paix et l’unité de la nation15». Cette modération est critiquée par les prélats anglophones qui estiment qu’un équilibre est impossible à trouver si l’on veut véritablement prendre en compte les inquiétudes des anglophones. La crise anglophone en devient un facteur de fracturation du champ religieux en ce qui concerne les rapports avec le politique.

Alors que la collusion a longtemps caractérisé la relation qu’entretenaient l’Eglise et le pouvoir, désormais des acteurs religieux anglophones, notamment de l’épiscopat catholique, sont devenus de véritables opposants aux autorités, voire même des contre-pouvoirs16.La crise a donc rendu l’Etat méfiant face à une partie du clergé, comme l’exprime un proche du pouvoir : « il faut absolument que les évêques du Cameroun clarifient leur position […] ils doivent commencer par condamner ceux qui prônent la division du Cameroun et qui prennent les armes contre leur pays. Sinon, ils seront considérés comme des complices des sécessionnistes et, certainement à l’avenir, traités comme tels17».

L‘odeshi ou le tournant magique de la crise

Le combat politique des anglophones mobilise également le culte vaudou censé procurer une protection surnaturelle contre les balles18: appelé odeshi, ce rituel témoigne d’un basculement hénothéiste19 où des récits mettent en scène le poids des esprits à l’œuvre. Certains unionistes affirment que les combattants sécessionnistes sont rendus invisibles par ce rituel vaudou originaire du Nigeria. Le journaliste Franklin Bayen considère ainsi que « ceci n’est pas une guerre normale (…) cette guerre paraît unilatérale avec des combattants sans visage (…) qui tuent les troupes du gouvernement, mais ne sont pas tués même dans des confrontations directes. C’est une guerre qui témoigne de signes de mysticisme difficile à expliquer sans paraître superstitieux20». Des soldats présents dans les zones en conflit relatent à peu près la même idée : « vous tirez sur quelqu’un et il ne meurt pas […] vous voyez la moto qui roule et personne ne la conduit21».

Beaucoup croient fermement à l’avantage mystique dont disposeraient les sécessionnistes22. Pour cette raison, certains soldats attachent une fine étoffe rouge protectrice sur leurs armes, car elle aurait le pouvoir de neutraliser les sortilèges de l’odeshi mettant ainsi à l’abri les « Amba Boys ». Croire que l’odeshi procure un gilet pare-balle surnaturel est d’une redoutable efficacité puisqu’il se véhicule ainsi un mythe d’invincibilité auprès des sécessionnistes, comme des soldats du régime, dont le moral peut être affecté. Pour lutter contre ces effets psychologiques, les dépouilles des assaillants ambazoniens tués lors de l’attaque du 8 décembre 2017 à Mamfé par les forces de défense ont été laissées près de la gendarmerie pour, selon des témoins, montrer à tous que le tissu rouge, signe distinctif de la pratique de l’odeshi, n’est pas une police d’assurance contre les balles de l’armée23. Devant le bilan humain lourd, un fidèle pentecôtiste constate que « les fantômes luttent contre les militaires, il faut prier24». Les témoignages faisant état d’apparitions de fantômes se multiplient, dans une région où beaucoup sont convaincus que lors de combats mystiques, les esprits des défunts tués par l’armée reviennent se venger.

Outre de nombreux appels à la prière et au jeûne pour contrer ces coups asymétriques, les autorités auraient été rechercher en territoire Pygmée, dans la partie orientale et forestière du pays, un antidote, selon des rumeurs reprises par quelques enquêtés originaires des localités concernées. Cette entreprise aurait été infructueuse parce que sur le marché de la concurrence magique, les dieux des anglophones sont réputés être les plus forts. Toutefois, les autorités auraient tout de même trouvé la parade face aux dieux des anglophones, comme le relate l’appréhension, par les gendarmes d’un combattant auquel ils ont cassé un œuf sur la tête, lui provoquant une sorte de transe au cours de laquelle il est passé aux aveux et à donner des indications sur les plans de ses compagnons25. Critiques, des chrétiens dénoncent ce recours au vaudou, puisque « the Lord will fight for us » [Dieu va combattre pour nous], ce à quoi le leader anglophone Mark Bareta répond : « quand ta cause est juste, Dieu est avec toi26».

  • 1. Ce texte s’appuie sur des entretiens conduits par l’auteure entre décembre 2016 et juin 2018, notamment à Yaoundé, Douala et Bamenda.
  • 2. Site consulté le 30 mai 2018. [URL : http://cameroon-concord.com/boko-haram/8486-tassang-wilfred-sg-of-scacuf-outlines-4-evidence-why-2017-shall-be-southern-cameroons-liberation-year]
  • 3. [URL: PrayerforSouthernCameroon]. Consulté en mai 2018.
  • 4. Toutes les citations sont issues du discours de W. Tassang, accessible en ligne. [URL :http://cameroon-concord.com/boko-haram/8486-tassang-wilfred-sg-of-scacuf-outlines-4-evidence-why-2017-shall-be-southern-cameroons-liberation-year], consulté en mai 2018.
  • 5. Entretiens à Yaoundé, janvier 2018.
  • 6. Abdouramane Ousmanou, « Le Cameroun inondé de prières pour la paix », Aurore Plus, [URL : http://www.camer.be/44817/10:1/le-cameroun-inonde-de-prieres-pour-la-paix-cameroon.html].
  • 7. Sorelle Guebediang, « Préservation de la paix au Cameroun. Une matinée de prière spéciale à Yaoundé », Cameroon Tribune, 22 novembre 2017.
  • 8. Cette homélie est d’autant significative que la diaspora anglophone est accusée par le gouvernement de soutenir l’insurrection. Dans une communication spéciale le 20 juin 2018, le Premier ministre Philémon Yang dénoncera « des extrémistes de la diaspora et leurs relais locaux s’emploient à substituer aux revendications corporatistes un projet sécessionniste ».
  • 9. [URL : https://www.facebook.com/Nuit-d-Intercession-pour-le-Cameroun-1542097009414741/].
  • 10. Ce jour-là, des milliers d’anglophones descendus dans les rues des deux régions pour proclamer l’indépendance avaient été dispersés à coup de gaz lacrymogène et de balles. Amnesty International et le Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale évoquent de nombreuses victimes. [URL :https://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/10/17/cameroun-a-bamenda-le-1er-octobre-les-balles-pleuvaient-sur-nous-comme-si-nous-etions-des-criminels_5202065_3212.html].
  • 11. Mark Bareta, « Southern Cameroonians Must Reject Peace Prayer Points, Pray For Justice Instead », traduction de l’auteure. [URL: https://www.bareta.news/southern-cameroonians-must-reject-peace-prayer-points-pray-justice-instead/].
  • 12. Déclaration des évêques de la Province ecclésiastique de Bamenda suite à la protestation massive et à l’état d’urgence décrété sur les régions du Nord –Ouest et le Sud-Ouest du 29 septembre au 2 octobre 2017 ][URL : http://brennpunktkamerun.org/wp-content/uploads/2018/07/EPISCOPAL-CONFERENCE-LETTER-ON-1-OCTOBER-2017-EVENTS.pdf].
  • 13. [URL : http://www.rfi.fr/afrique/20170417-cameroun-anglophone-trois-eveques-comparaissent-devant-tribunal-bamenda].
  • 14. Formule employée par Georges Dougueli, « Cameroun : Paul Biya peut-il encore compter sur l’église ? », Jeune Afrique, 7 mai 2018.
  • 15. [URL http://www.cameroun24.net/actualite-cameroun-Les__C3_A9v_C3_AAques_appellent_au_renforcement_de_l_E2_80_99uni-4-4-38905.html?pr=55858&lang=fr] .
  • 16. Tel avait déjà été le cas par le passé, mais uniquement lors d’événements ponctuels survenus.
  • 17. [URL : https://africa.la-croix.com/cameroun-enquete-relations-entre-pouvoir-eveques/].
  • 18. Ces histoires surnaturelles s’inscrivent d’ailleurs dans une mémoire en résistance ancienne, déjà présente dans la lutte contre la colonisation allemande. Voir notamment Verijika Fanso, « The latent struggle for identity and autonomy in the Southern Cameroons, 1916-1946 », in Fowler I., Verijika Fanso, Encounter transformation and identity: People of the Western Cameroon Borderlands 1891-2000, New York/ Oxford, Berghanh Books, 2009.
  • 19. A côté de la mobilisation des religions monothéistes, le recours à cette pratique vaudou diversifie les références religieuses en mettant en scène un dieu principal opérant avec d’autres dieux de moindre envergure ; voir Philippe Borgeaud, « Dieu(x) et divinités », in P. Borgeaud, D. Hervieu-Léger (dir.), Dictionnaire des faits religieux, Paris, PUF, 2010, p. 257-259.
  • 20. F.S. Bayen « The Manyu Mystic War: How Ambazonia “Odeshi” Fighters kill but can’t be killed », Cameroon Intelligence Report, 31 décembre 2017.
  • 21. Entretien avec un officier supérieur de l’armée (juin 2018).
  • 22. C’est le cas d’un témoin direct, habitant de Muyuka dans la Sud-Ouest (entretien, juillet 2018).
  • 23. F.S. Bayen, op cit.
  • 24. Entretien avec un chrétien originaire de Bombe (Sud-ouest), mai 2018.
  • 25. F.S. Bayen, op.cit.
  • 26. [URL:https://ambaland.com/ambazonia-fighters-are-not-winning-because-of-odeyshiemany-people-have-been-suprised-with-results-produced-by-little-known-ambazonia-army-that-marely-came-to-light-just-about-4-months-ago-each-t/]
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